dimanche 11 août 2013

Le grand départ approche!

Tous les grimpeurs sont très occupés à planifier les dernier préparatifs, à aller chercher l'équipement d'escalade et à faire ses sacs. Encore quelques jours et c'est le grand départ. Nous tentons tous de faire rentrer les 14 pages de matériel remis par les Karavaniers dans la grosse poche de voyage.

Pendant ce temps, Henri et Frédo vérifient le téléphone satellite et la connexion internet avec le portable. Beaucoup de temps perdu pour se rendre compte que la carte SIM ne permettait pas d'aller sur internet. Le tout devrait rentrer dans l'ordre lundi. Nous devrions donc être en mesure d'envoyer des courriels avec des images afin de garder le blogue à jour.

dimanche 14 juillet 2013

Algonquin Peak (Avalanche Pass Trail)

Allez voir l'album photo!

C'est sous un ciel ombragé que nous installons notre campement dans le camping d'Adirrondack loj. Tout est calme, on décroche! Ici présent plusieurs type de campeurs et de campement. On met en commun nos installations et faisons bon ménage avec éclectisme de nos style : Méga tente familiales, tente cuisine, Lean-to, bâches. Quand quelqu’un dit: oups j'ai oublier cela un autre lui tend. Bref, c'est assez confortable et dans un esprit communautaire. Comme tout bon campeur, on prend plaisir avec bière et vin. Ce n'est pas long que nous sommes tous bien détendu. "La chair est faible" comme dirait Patrick T. L'heure raisonnable de 23h00 sonne et nous allons nous coucher avec beaucoup d'eau et des Tylénols pour certains. Dans le lean-to les quatre leurrons Patrick T et R, Nancy et Annie-Claude dorment à la belle étoile pendant que Jonas dans sa tente a peur des ours!


7h00 arrive sans trop tarder et l'anticipation de la monté est présente. On mange un déjeuner gargantuesque. Merci Sylvie pour les muffins et les gaufres mmmmm!!!! Eau, bottes, sac à dos, lunch, et entrain, on est paré. Surprise, Manon et José ainsi que Luna et Loir nous accompagneront jusqu'au sommet! On aligne les pas vers le pied d'Algonquin Peak. Distance: 18.1 km Dans la bible des randonnées du Nord-Est des États-Unis, cette marche est commentée comme suit: "En raison de la montée soutenue ce trajet n'est jamais inclus dans une randonnée de plusieurs jour avec de gros sac à dos.  Il est important de bien doser les efforts, car la montée sera sans cesse très exigeante physiquement, spécialement par mauvais temps." D'ailleurs, une fois au sommet la vue s’efface comme si on recommençait un croquis et on est ensuite lessivé par tout l'eau du ciel. On gobe littéralement nos lunchs (pratique pour ça les sandwichs roulés). Même pas le temps pour la traditionnelle photo de groupe, Nancy est déçue!



L'ambiance est détendue. On descend à pas prudent et on s'assure à chaque fois de la solidité de nos prises car le terrain est extrêmement glissant. En effet, on a droit à une pluie torrentiel qui ne cesse pratiquement pas. La descente se résume en deux mots: Roches-bouette, roches et bouette, roches-bouette! Le sentier ressemble plutôt à une rivière et il est évident que le débit de l'eau est beaucoup plus élevé qu'à la normale. C'est ici que le mot Gore-Tex prend tout son sens. C'est à dire que le tissus ne laisse pas passer l'eau d'un côté, mais permet d'évacuer la transpiration. Il est composé d'un milliard quatre cent millions de nanopores au cm carré. Une goutte d'eau étant 20 000 fois plus grosse tandis qu'une molécule d'eau est 700 fois plus petites qu'un pore, la vapeur d'eau circule donc à travers le vêtement, alors que  l'eau liquide ne traverse pas. Et saviez-vous que:  tout cela est de la foutaise quand tu su trop et qu'il pleut sans relâche? D'autant plus que quand tu tombes dans le lac, cette règle n'est plus du tout respecté...

Nous avons un boost d'adrénaline à la fin pour le 3h00 qui reste dont 1h encore de piste d'hébertisme naturel! Bref, ce n'est pas sans glisser, grignotter se cogner, chanter (hein Élyse) tomber sur les fesses (hein Sylvie!), déformer des bâtons de marche, rire,  crier, admirer le paysage, avoir peur de perdre pied, perdre pied, se relever, prendre une pose photo (hein Nancy). Nous sommes arrivé au point de départ 10h30 plus tard, trempé et affamé. On se demande parfois un bref instant à quoi sa rime quand vient soudainement un sentiment de fierté intense lorsqu'on se tape tous dans les mains en se disant "On là fait"! J'ai aussi toujours une pensée pour les enfants qui tolère des souffrances incomparables à ma douleur lors d'effort physique intense.




Pendant la cuisson du repas, on prend une douche ayant bien en tête le 10 JOURS DE CAMPING SANS DOUCHE qui nous attend... Nancy a tellement de bouette collé et sèché sur les jambes que même dans la douche elle a de la difficulté à l'enlever! Enfin, on s'attroupe tous à la table suivant l'odeur complexe et rassurante du ragout de Patrick R. C'est presque en silence qu'on  fait le plein! Sylvie a eu un petit malaise, notes à tous: boire beaucoup d'eau et puis boire encore de l'eau. Le troupeau se dirige vers le feu qui nous embaume de l'odeur du camping. Le sel dans les conversations s'intensifie jusqu’au coucher mais on parle surtout d'oreilles et de pieds dans le lean-to les autres n'ont rien manqué lorsqu'ils sont allé se coucher. Aux premières lueurs de soleil, le chant clair et délicat du huard se fait entendre et on se rappel avant même d'ouvrir les yeux que le mur de face du lean-to est l'autre rive du lac. On respire. Jonas est déjà lever, Élyse ne s'est jamais endormis, Henri est lavé et le campement de Patrick T est déjà défait. Y'en a d'autres qui sont en vitesse escargot (comme Annie-Claude). On déjeune encore une fois merveilleusement bien grâce à Sylvie. On décampent en analysant l'équipement de la veille... il dégouline d'eau et de boue. La décision est au confort: on retourne à Montréal, mais surement pas sans arrêter dans les magasins. En tout cas, pour Henri et Sylvie ainsi que Elyse et Annie-Claude.


On laisse derrière nous le magnifique week-end de groupe qu'on a eu, le sqwich que fait l'intérieure des bottes (de Gore-Tex oui oui) et plusieurs litre de vin non bu (Élyse et Annie-Claude se sont fait prendre au douane!!! ) Mais surtout on anticipe avec anxiété, fébrilité et enthousiasme notre séjour en Bolivie!

dimanche 9 juin 2013

La soirée de Quilles du 14 juin 2013

C'est le 14 juin 2013 qu'aura lieu la soirée de quilles endiablée aux profit des tout-petits de la DPJ!

Si l'on se fie à la première joute, la compétition sera féroce. Venez en grand nombre et réservez votre allée au www.fondationcjm.ca dans l'onglet don en ligne.



lundi 27 mai 2013

Le 4 juin: Conférence Les Petits Explorateurs: Charles Tisseyre et Patrick de Bellefeuille

À titre de porte-parole, une grande aventure et un grand défi. En 2009, Charles Tisseyre, se joint à la cause du Centre jeunesse de Montréal et gravit l’Acotango. Une ascension de 6056 mètres d’espoir pour les tout-petits de la DPJ. En 2011, Patrick de Bellefeuille prend le relais et affronte le Chaupi Orko, 6044 mètres pour venir en aide aux plus démunis, des enfants négligés et abusés âgés de 0 à 5 ans. Ces ascensions, ils les ont franchies pas à pas avec détermination et conviction en compagnie de grimpeurs engagés.

Appuyés de photos et de courts vidéos, ils partageront avec vous le récit d’un fascinant voyage en Bolivie, l’arrivée à La Paz, le lac Titicaca, le Salar d'Uyuni, la rencontre d’une population, l’entraînement avant le départ, les défis techniques que pose l’altitude. Ils nous parleront des nuages, de la neige et du vent, et finalement de l’atteinte de deux des plus grands sommets en Amérique.

Mardi 4 juin 2013 à 19 h au Petit Medley (2e étage)
6206, St-Hubert, Montréal
En formule conférence
Coût : 20 $ (reçu de charité de 20$ émis)
Organisme encouragé : Fondation des Centres jeunesse de Montréal
Heure d'accueil : 18h

Réservez votre place sans tarder au www.lespetitsexplorateurs.com

jeudi 23 mai 2013

Méga vente de garage le1er et 2 juin

Le comité organisateur du Sommet des tout-petits de la DPJ organise une méga vente-débarras (vente de garage) dans le stationnement avant du Mont Saint-Antoine. Tous les fonds amassés seront versés au Fonds des tout-petits de la Fondation du Centre jeunesse de Montréal. Cette activité est organisée par nos valeureux grimpeurs du projet Illimani 2013.

L’événement se tiendra les 1er et 2 juin prochains, de 9 h à 17 h. C’est un événement à grande échelle que nous préparons. Le Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire en profitera pour liquider ses équipements déclarés en surplus. La vente sera d’envergure et vous pouvez vous attendre à trouver une énorme quantité de trésors à des prix absolument imbattables. Le mot d’ordre de tous les grimpeurs et bénévoles qui seront présents: « Aucune offre raisonnable ne sera refusée ».

Quatre unités du Mont Saint-Antoine vont également se joindre à nous pour leur collecte de fonds. Voici comment vous pouvez nous soutenir :
  • Venez avec tous vos amis à cette activité car il y en aura pour tous. 
  • Faites don d’articles lors de notre collecte interne qui se déroulera dans nos principaux sites et bureaux du 6 au 30 mai 2013. La collecte interne exclut les vêtements et le mobilier. Par contre, si vous avez du mobilier à donner, vous devez venir le porter au Mont St-Antoine en communiquant avec les services techniques au (514) 356-4507. Si cela vous est impossible, transmettez une photo par courriel à c.lavoie@cjm-iu.qc.ca et le comité organisateur jugera s’il est possible ou non d’aller récupérer le meuble en question.
  • Partagez notre annonce qui paraîtra sur les sites Internet et Facebook de la Fondation et du Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire.
  • Vous pouvez réserver des tables pour vendre vos articles qui seront par conséquent donnés à la cause ou vous proposer à titre de bénévole pour soutenir l’événement les 1er et 2 juin. Vous n’avez qu’à soumettre un courriel avec vos disponibilités à madame Christiane Lavoie, attachée de direction à la DSA, ou appeler le (514) 593-2049. 
Nous vous remercions à l’avance de la part de nos tout-petits car ils le méritent bien. Nous vous attendons donc en grand nombre. Bon magasinage !

Les grimpeurs Illimani 2013.

dimanche 21 avril 2013

Mont Giant, Rocky Peak et Hurricane


Jour 1: Mont Giant et Rocky Peak
Patrick T., Élyse, Annie-Claude et Nancy

La journée commence tôt, comme d’habitude. Élyse a enfin réussi à bien dormir avant sa grosse journée de randonnée, l’antipode de Nancy qui est un peu lendemain de (…) et qui en plus a de nouvelles bottes à casser. Annie-Claude, la copilote, n’est pas bien plus réveillée. Non seulement elle nous fait prendre la mauvaise sortie, mais elle raconte au douanier qu’elle fera une randonnée en snow food ! Patrick T., fidèle à lui même est calme et reposé.

Notre objectif : l’ascension du Mont Giant et de Rocky Peak. Un cumulatif d’environ 9h00 de marche pour un bon 18km. Malgré la description du guide Ulyssse qui vante la présence de nombreux points de vu, nous baignons dans de gros nuages gris et épais dès le stationnement. Seule quelques éclaircis nous permettre de prendre d’impressionnants clichés.



Cela n’enlève rien à notre plaisir bien que dès notre départ, on se rend vite compte que la journée sera rude de par ses montées. D’ailleurs, il n’y a pratiquement pas de plat ni de descente pour les premières heures et le dénivelé est de 930 mètres. On s’hydrate le plus qu’on peu, surtout Patrick T. qui reste fidèle à son Camelbag !

L’effort physique nous donne l’impression d’être dans les Caraïbes. On a tous seulement un petit chandail qu’Élyse se retient à ne pas enlever. Ça va être beau cet été à 30 degrés ! Mais sa prend de l’énergie pour avancer. On est de moins en moins avec nos granolas et noix qu’on remplace par le sucre. À seulement 200 mètres du sommet de Giant, on s’arrête pour dîner, faut nourrir la machine ! On décide ensuite de se réserver le sommet pour notre retour. En effet, on se dirige vers Rocky Peak. Pour l’atteindre, on doit redescendre de 1000 mètres pour ensuite en remonter 600, sans compter que nous prenons le chemin inverse pour le retour… On se motive, on est capable !

Quelle descente abrupte… C’est un pied devant l’autre que nous avançons et lorsque ce n’est plus possible, Patrick T. nous sert de marche pied. Quelques murs de glace nous donnent du fils à retorde. D’ailleurs, sans les 6 pieds 3 de l’homme mais surtout de son calme plat, nous n’aurions pas traversé « LE MUR ».

D’ailleurs, Annie-Claude y a perdu pied et s’est retrouvé suspendu à un arbre à 3 pouces du sol bien qu’elle croyait être dans le vide. Quelle frousse ! Patrick nous en a aussi fait tout une en s’arrêtant littéralement au bord d’un gigantesque précipice retenu par un petit sapin frêle. Faut dire que la pente est glacée et malgré nos microspikes, on fait quasiment du ski et même de la glissage assis pour dévaler le sentier.

Élyse est aussi la première courageuse a essayer le fameux urinoir pour fille que nous devons tous pratiquer pour l’ascension de l’Illimani. Les filles, on vient de ce trouver une activité palpitante pour les 4 prochains mois, c’est définitivement vraiment pas évident. La pratique est incontestablement de mise…




Une fois au sommet de Rocky Peak où l’on ne voit absolument rien, Patrick et Nancy se cache dans les bois en attendant l’arrivée d’Annie-Claude et Élyse. C’est définitivement LA FROUSSE de la journée ! On rebrousse chemin vers Giant et il n’y a pas grand monde qui parle, on conserve notre énergie. Le sommet de Giant est magnifique dans notre tête mais on n’y voit que du blanc. À ce point-là, nous avons 6h30 de montée dans le corps. La descente se fait avec prudence, douleur au pied mais surtout avec fierté. Bravo gang !



Jour 2: Mont Hurricane
Élyse et Annie-Claude

Suite à cette rude journée, on se dirige vers Lake Placide. Le Summit Hotel est confortable, les chambres sont belles et enfin, nous avons une vue: sur le lac miroir. Merci papa Maurice pour le macaroni qu’on déguste agrémenté de pop corn et de vin allongées dans le lit, tout en magasinant une montagne pour le lendemain.

Petit déjeuner rempli de cholestérol à l’américaine. 9h30 : On trouve la route aussi facilement que les roues de la Van le trou de boue. Fiou, ce n’est pas trop long pour s’en sortir ! 9h40 : deux petites nouvelles du sommet des tout-petits entament une montée qui tarde à arriver. On passe par un sentier plat, humide fait pour matante fanfan et ses amies ☺ Mais, le ruisseau enneiger est sublime.

Quelques ponceaux de bois plus tard, l’hurricane nous attaque jusqu’au sommet. C’est une montée finale qualifiée de bébé Giant. Rendu au sommet, on a une merveilleuse vue sur Giant et Rocky Peak et toutes les montagnes avoisinantes sur 360 degrés. Le soleil est de la partie et fait fondre le peu de neige qui restait.

14h00 : On plie bagage emportant Ulysse et ses bons conseils à Montréal. La seule chose qui reste dans les Adirondacks sont les lunettes d’Élyse (encore…) tombées on ne sait où.