dimanche 18 août 2013

Randonnée dans les montagnes autour de La Paz

La matinée est douce et agréable pour le groupe alors que nos trois rescapées (Annie-Claude, Sylvie et Élyse) tente de sortir des limbes… Le mal de montagne qui était jusqu’alors théorique prend tout son sens. Le moral est bon (dur à croire) on pense aux enfants de la DPJ et on se dit que tout ira bien. Vivement l’Illimani !

Ceux qui se sentent mieux quittent en autobus pour un trek d’environ 3h30. Nous rencontrons Xavier notre guide pour l’Illimani. La randonnée se veut un premier exercice ou contrairement à hier, ce matin il y a des ascensions. On doit donc ajuster notre pas et constater qu’en altitude, monter 200 mètres, ce n’est pas de la tarte! Nous nous promenons sur les crêtes entourant la ville de La Paz qui nous permet d’avoir des prises de vue saisissantes de cette ville. On se déplace dans une zone entre 3 400 et 3 600 mètre d’altitude. Que c’est pratique les montres bioniques de Patrick T. et François. La morphologie des lieux est superbe on se croirait par moment dans le grand Canyon. Randonnée très agréable sous un soleil saisissant.


L’altitude nous fait aussi constater l’importance des lunettes de glacier et de la crème solaire. Fin de trek à un restaurant couru par les locaux. On découvre un met typique : le Cholas. Tous constatent que les mollets ont eu leur première épreuve.

En fin d’après-midi, nous avons tous comme consigne de séparer l’ensemble de nos effets personnels pour le sommet, pour les trecks des 6 prochains jours et l’autre pour l’hôtel au retour. Bref un vrai casse-tête chinois. C’est le début du camping donc les message seront possiblement moins longs et peut-être pas journalier. Henri doit accepter que demain nous quittons le luxe de l’hôtel pour 10 jours de camping sans se laver. Yé!...

La dure fin de soirée du 16 août

Pour le souper, Sylvie et Henri restent à l’hôtel pour se reposer. Le reste du groupe entame une marche de 15 minutes avec une faim de loup. Le 15 minutes devenant bientôt 30 minutes; on se laisse envouter par l’ambiance, les odeurs et les petits spectacles environnants. Élyse et Jonas font quelques pas de danse au rythme latin. On arrive au restaurent, c’est chic (comme dirait Sylvie) et l’enthousiasme d’Élyse s’évanouit vite car ses maux de cœurs et de têtes reprennent douloureusement le dessus. Éclair de génie de Jonas : pourquoi ne pas l’accompagner aller-retour à l’hôtel en taxi. C’est Patrick T qui se porte volontaire. On est un groupe, on se tient. Pour les autres, le souper est détendu et agréable et même euphorique pour Annie-Claude. On mange du Lama pour certain et d’autre une grosse pièce de viande sur un plateau grésillant! Mmm que la bouffe est bonne en Bolivie! En effet, nous mangeons très bien depuis le début de notre périple.

Durant la soirée et la nuit, la chambre 219 (Nancy, Annie-Claude et Élyse) sera fier partenaire avec la coccinelle de la chambre 216 (Sylvie), à savoir : il y a du trafic dans la salle de bain pour toutes les raisons : Pipi fréquents, le lama dans le lavabo puis dans la toilette. Élyse et Annie-Claude on l’air de deux perchaudes passées date pendant que Nancy tente de trouver le sommeil.

vendredi 16 août 2013

Sous l’œil bienveillant de l’Illimani

À la veille de notre premier trek, avant de s’étendre confortablement en position horizontale, notre guide fait la tournée de nos chambres. À partir de maintenant, il prend quotidiennement le niveau de saturation sanguin et notre pouls. Il s’assure que nous allons bien! Merci Jean-Philippe :)

Après un déjeuner copieux à l’hôtel, nous sommes prêts pour attaquer notre première petite randonnée de trois heures. Le départ est fixé à 8h30, tout le monde est à l’heure, c’est un départ; oh pas toute de suite Jonas doit aller au toilette; maintenant c’est une départ : 8h33. L’autobus nous attend à la porte et nous contemplons la ville durant le trajet qui nous mène au canyon de Palca. Déjà nous avons plusieurs points de vue sur notre objectif ultime, l’Illimani. C’est comme si elle nous regardait se préparer à l’affronter.
 
Pour une grande partie du treck, nous marchons dans le lit de la rivière asséchée au bas du canyon. Durant la saison des pluies, le treck est impraticable à moins d’être très bon nageur. Tous suivent le pas d’Ivan, le guide local qui nous accompagne. Ça fait du bien de marcher et nous sentons que chaque grimpeurs se retrouve dans son élément.


D’un paysage grandiose à un autre nous arrivons à l’autobus qui nous attend pour notre premier dîner en nature. Nous dégustons nos premiers saltenas locaux, un vrai délice.

Au retour, nous réalisons qu’à la vitesse où nous avalons nos Advil et Tylenol, on doit impérativement refaire le plein. Il a même des Ibuprofène roses pour Sylvie. Temps libre, souper à 19h00 et plaisir…

jeudi 15 août 2013

La magie des chandails bleus

C’est dans le calme et la plénitude que nous quittons Montréal sous le regard de quelques membres de nos familles et supporteurs (Suzanne, Manon, Luna et Helena). Il y a aussi Christian qui s’est déplacé pour la tradition du benjamin en transmettant la suce à Annie-Claude qui n’a plus le droit de l’enlever de son sac. 


Le premier dîner à l’aéroport est effervescent et Élyse nous a fait rire en se couvrant littéralement de serviettes de table pour être certaine de ne pas tâcher SON kit qu’elle portera au moins pour 5 jours dès le premier repas. Pressé à l’embarquement Patrick T. en oublie ses bottes de glaciers l’autre côté de la porte. Petite angoisse dans l’avion, un gentil samaritain ayant repéré Henri au même gilet bleu lui a remis. Merci à la fondation pour le gilet des grimpeurs! Malgré une attente d’environ 6h30 à Miami, on se planifie un horaire chargé: petite marche, magasinage, crème glacée Häagen-Dazs, souper, remplissage de gourde, pipi, pipi et pipi! Le temps passe vite.

Vient enfin le moment si attendu, l’ouverture de la porte de l’avion à 4 000 m d’altitude. On se regarde, on respire, on ralenti, on se regarde encore, on respire, on boit de l’eau, on spot la toilette, on regarde passer notre gros sac de 50 livres sur le tourniquet, on regarde un autre tour de notre gros sac sur le tourniquet, les gars prennent le gros sac des filles sur le tourniquet …ouf, on respire encore et voilà, on sort.

Chaleureux accueil de notre guide Jean-Philippe et Patrik R. en pleine forme, c’est rassurant. Nous avons droit au traitement royal qu’est la grosse bouteille d’eau de 2 litres, l’autobus et le chauffeur qui s’occupe de nos sacs et de nous amener à bon port. L’hôtel est superbe. Malgré une courte nuit d’environ 2-3 heures par grimpeurs en moyenne, on ne dort pas de la journée. En général tout va bien mais certains ont besoin de plus de repos que d’autre. C’est un petit tour de ville relaxe aux pas de tortue. Au loin, nous l’apercevons pour la première fois en vrai, la majestueuse : l’ILLIMANI! WOW! Bien que nous souhaitons s’en approcher, le simple fait de respecter la consigne de notre guide qui est d’ingurgiter minimum 4 litres d’eau par jour, produit un effet plus pressant qui se fait sentir. On mange très bien à l’hôtel et demain nous ferons même une petite randonnée.

mercredi 14 août 2013

C'est parti!

Ça y est, les grimpeurs sont maintenant en route vers La Paz après une escale à Miami. Il devrait arriver jeudi matin. Ils avaient fière allure à leur départ de Montréal! Un album photo suivra prochainement...



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dimanche 11 août 2013

Le grand départ approche!

Tous les grimpeurs sont très occupés à planifier les dernier préparatifs, à aller chercher l'équipement d'escalade et à faire ses sacs. Encore quelques jours et c'est le grand départ. Nous tentons tous de faire rentrer les 14 pages de matériel remis par les Karavaniers dans la grosse poche de voyage.

Pendant ce temps, Henri et Frédo vérifient le téléphone satellite et la connexion internet avec le portable. Beaucoup de temps perdu pour se rendre compte que la carte SIM ne permettait pas d'aller sur internet. Le tout devrait rentrer dans l'ordre lundi. Nous devrions donc être en mesure d'envoyer des courriels avec des images afin de garder le blogue à jour.

dimanche 14 juillet 2013

Algonquin Peak (Avalanche Pass Trail)

Allez voir l'album photo!

C'est sous un ciel ombragé que nous installons notre campement dans le camping d'Adirrondack loj. Tout est calme, on décroche! Ici présent plusieurs type de campeurs et de campement. On met en commun nos installations et faisons bon ménage avec éclectisme de nos style : Méga tente familiales, tente cuisine, Lean-to, bâches. Quand quelqu’un dit: oups j'ai oublier cela un autre lui tend. Bref, c'est assez confortable et dans un esprit communautaire. Comme tout bon campeur, on prend plaisir avec bière et vin. Ce n'est pas long que nous sommes tous bien détendu. "La chair est faible" comme dirait Patrick T. L'heure raisonnable de 23h00 sonne et nous allons nous coucher avec beaucoup d'eau et des Tylénols pour certains. Dans le lean-to les quatre leurrons Patrick T et R, Nancy et Annie-Claude dorment à la belle étoile pendant que Jonas dans sa tente a peur des ours!


7h00 arrive sans trop tarder et l'anticipation de la monté est présente. On mange un déjeuner gargantuesque. Merci Sylvie pour les muffins et les gaufres mmmmm!!!! Eau, bottes, sac à dos, lunch, et entrain, on est paré. Surprise, Manon et José ainsi que Luna et Loir nous accompagneront jusqu'au sommet! On aligne les pas vers le pied d'Algonquin Peak. Distance: 18.1 km Dans la bible des randonnées du Nord-Est des États-Unis, cette marche est commentée comme suit: "En raison de la montée soutenue ce trajet n'est jamais inclus dans une randonnée de plusieurs jour avec de gros sac à dos.  Il est important de bien doser les efforts, car la montée sera sans cesse très exigeante physiquement, spécialement par mauvais temps." D'ailleurs, une fois au sommet la vue s’efface comme si on recommençait un croquis et on est ensuite lessivé par tout l'eau du ciel. On gobe littéralement nos lunchs (pratique pour ça les sandwichs roulés). Même pas le temps pour la traditionnelle photo de groupe, Nancy est déçue!



L'ambiance est détendue. On descend à pas prudent et on s'assure à chaque fois de la solidité de nos prises car le terrain est extrêmement glissant. En effet, on a droit à une pluie torrentiel qui ne cesse pratiquement pas. La descente se résume en deux mots: Roches-bouette, roches et bouette, roches-bouette! Le sentier ressemble plutôt à une rivière et il est évident que le débit de l'eau est beaucoup plus élevé qu'à la normale. C'est ici que le mot Gore-Tex prend tout son sens. C'est à dire que le tissus ne laisse pas passer l'eau d'un côté, mais permet d'évacuer la transpiration. Il est composé d'un milliard quatre cent millions de nanopores au cm carré. Une goutte d'eau étant 20 000 fois plus grosse tandis qu'une molécule d'eau est 700 fois plus petites qu'un pore, la vapeur d'eau circule donc à travers le vêtement, alors que  l'eau liquide ne traverse pas. Et saviez-vous que:  tout cela est de la foutaise quand tu su trop et qu'il pleut sans relâche? D'autant plus que quand tu tombes dans le lac, cette règle n'est plus du tout respecté...

Nous avons un boost d'adrénaline à la fin pour le 3h00 qui reste dont 1h encore de piste d'hébertisme naturel! Bref, ce n'est pas sans glisser, grignotter se cogner, chanter (hein Élyse) tomber sur les fesses (hein Sylvie!), déformer des bâtons de marche, rire,  crier, admirer le paysage, avoir peur de perdre pied, perdre pied, se relever, prendre une pose photo (hein Nancy). Nous sommes arrivé au point de départ 10h30 plus tard, trempé et affamé. On se demande parfois un bref instant à quoi sa rime quand vient soudainement un sentiment de fierté intense lorsqu'on se tape tous dans les mains en se disant "On là fait"! J'ai aussi toujours une pensée pour les enfants qui tolère des souffrances incomparables à ma douleur lors d'effort physique intense.




Pendant la cuisson du repas, on prend une douche ayant bien en tête le 10 JOURS DE CAMPING SANS DOUCHE qui nous attend... Nancy a tellement de bouette collé et sèché sur les jambes que même dans la douche elle a de la difficulté à l'enlever! Enfin, on s'attroupe tous à la table suivant l'odeur complexe et rassurante du ragout de Patrick R. C'est presque en silence qu'on  fait le plein! Sylvie a eu un petit malaise, notes à tous: boire beaucoup d'eau et puis boire encore de l'eau. Le troupeau se dirige vers le feu qui nous embaume de l'odeur du camping. Le sel dans les conversations s'intensifie jusqu’au coucher mais on parle surtout d'oreilles et de pieds dans le lean-to les autres n'ont rien manqué lorsqu'ils sont allé se coucher. Aux premières lueurs de soleil, le chant clair et délicat du huard se fait entendre et on se rappel avant même d'ouvrir les yeux que le mur de face du lean-to est l'autre rive du lac. On respire. Jonas est déjà lever, Élyse ne s'est jamais endormis, Henri est lavé et le campement de Patrick T est déjà défait. Y'en a d'autres qui sont en vitesse escargot (comme Annie-Claude). On déjeune encore une fois merveilleusement bien grâce à Sylvie. On décampent en analysant l'équipement de la veille... il dégouline d'eau et de boue. La décision est au confort: on retourne à Montréal, mais surement pas sans arrêter dans les magasins. En tout cas, pour Henri et Sylvie ainsi que Elyse et Annie-Claude.


On laisse derrière nous le magnifique week-end de groupe qu'on a eu, le sqwich que fait l'intérieure des bottes (de Gore-Tex oui oui) et plusieurs litre de vin non bu (Élyse et Annie-Claude se sont fait prendre au douane!!! ) Mais surtout on anticipe avec anxiété, fébrilité et enthousiasme notre séjour en Bolivie!