dimanche 18 août 2013

Hommage à l’Illimanienne Sylvie

Aujourd’hui c’est le départ de La Paz pour le début de l’aventure terrestre menant à l’ascension de l’Illimani. Malheureusement, nous avons dû faire des adieux déchirants à Sylvie. Malgré toute sa détermination, son courage et sa persévérance depuis son engagement à la cause des tout-petits de la DPJ, la nature en a décidé autrement.

L’adaptation au manque d’oxygène est difficile pour la plupart des gens. Pour certains, l’adaptation est extrêmement difficile voire impossible. La médication ne peut qu’aider à l’adaptation. Lorsque la médication n’a aucun effet, il faut avoir le courage de prendre les bonnes décisions pour préserver la santé car continuer l’ascension pourrait avoir des conséquences désastreuses. Bravo Sylvie, pour avoir eu ce courage.

L’objectif du groupe est et a toujours été d’amasser des fonds pour les tout-petits de la DPJ. L’ascension est le défi servant à mobiliser le groupe, les amis et nos commanditaires à la cause. Une fois l’objectif principal atteint, nous changeons des vies. Que chacun atteigne ou non le sommet ne diminue en rien cet impact.

Depuis son engagement à la cause à l’automne dernier, Sylvie n’a ménagé aucun effort pour atteindre notre objectif. Elle a sollicité les politiciens, les commerçants, ses amis. Elle a cuisiné des muffins et des biscuits. Elle a vendu du chocolat, des billets de tirage. Elle a amassé pour 2 600$ d’articles vendus à la vente de garage. Elle a été un membre actif de l’équipe contribuant pleinement au succès du projet soit plus de 117 000$ à notre cause. Pour cela elle était prête à tout même faire une ascension de 6 439 mètres.

Sylvie, tout le groupe t’aime. Nous sommes fiers de toi. Tu resteras une Illimanienne pour toujours. Nous porterons tes souhaits en haut de la montagne et nous avons hâte de te revoir à notre retour.

Comme tu le disais si bien en citant Sœur Térésa : ce que nous faisons n’est qu’une goutte dans l’océan, mais cette goutte serait manquante sans nos efforts. Sois assuré que tes efforts ont fait une différence et que ta petite goutte est bien présente dans l’océan.

Tu avais le surnom de coccinelle dans le groupe. Ta petite taille mais surtout ta vivacité faisait que ce nom t’allait bien. La petite coccinelle que tu avais sur ton sac, se trouve sur le sac à dos d’Henri maintenant. On va donc t’avoir avec nous chaque jour non seulement en pensée mais d’une certaine façon, de façon tangible. Henri nous fait souvent rire, maintenant même s’il ne fait rien ou dit rien, la vue de la petite coccinelle sur son sac va immanquablement nous faire sourire…. Sylvie nous t’aimons beaucoup et nous avons déjà hâte de te serrer dans nos bras à notre retour

À bientôt championne!

Randonnée dans les montagnes autour de La Paz

La matinée est douce et agréable pour le groupe alors que nos trois rescapées (Annie-Claude, Sylvie et Élyse) tente de sortir des limbes… Le mal de montagne qui était jusqu’alors théorique prend tout son sens. Le moral est bon (dur à croire) on pense aux enfants de la DPJ et on se dit que tout ira bien. Vivement l’Illimani !

Ceux qui se sentent mieux quittent en autobus pour un trek d’environ 3h30. Nous rencontrons Xavier notre guide pour l’Illimani. La randonnée se veut un premier exercice ou contrairement à hier, ce matin il y a des ascensions. On doit donc ajuster notre pas et constater qu’en altitude, monter 200 mètres, ce n’est pas de la tarte! Nous nous promenons sur les crêtes entourant la ville de La Paz qui nous permet d’avoir des prises de vue saisissantes de cette ville. On se déplace dans une zone entre 3 400 et 3 600 mètre d’altitude. Que c’est pratique les montres bioniques de Patrick T. et François. La morphologie des lieux est superbe on se croirait par moment dans le grand Canyon. Randonnée très agréable sous un soleil saisissant.


L’altitude nous fait aussi constater l’importance des lunettes de glacier et de la crème solaire. Fin de trek à un restaurant couru par les locaux. On découvre un met typique : le Cholas. Tous constatent que les mollets ont eu leur première épreuve.

En fin d’après-midi, nous avons tous comme consigne de séparer l’ensemble de nos effets personnels pour le sommet, pour les trecks des 6 prochains jours et l’autre pour l’hôtel au retour. Bref un vrai casse-tête chinois. C’est le début du camping donc les message seront possiblement moins longs et peut-être pas journalier. Henri doit accepter que demain nous quittons le luxe de l’hôtel pour 10 jours de camping sans se laver. Yé!...

La dure fin de soirée du 16 août

Pour le souper, Sylvie et Henri restent à l’hôtel pour se reposer. Le reste du groupe entame une marche de 15 minutes avec une faim de loup. Le 15 minutes devenant bientôt 30 minutes; on se laisse envouter par l’ambiance, les odeurs et les petits spectacles environnants. Élyse et Jonas font quelques pas de danse au rythme latin. On arrive au restaurent, c’est chic (comme dirait Sylvie) et l’enthousiasme d’Élyse s’évanouit vite car ses maux de cœurs et de têtes reprennent douloureusement le dessus. Éclair de génie de Jonas : pourquoi ne pas l’accompagner aller-retour à l’hôtel en taxi. C’est Patrick T qui se porte volontaire. On est un groupe, on se tient. Pour les autres, le souper est détendu et agréable et même euphorique pour Annie-Claude. On mange du Lama pour certain et d’autre une grosse pièce de viande sur un plateau grésillant! Mmm que la bouffe est bonne en Bolivie! En effet, nous mangeons très bien depuis le début de notre périple.

Durant la soirée et la nuit, la chambre 219 (Nancy, Annie-Claude et Élyse) sera fier partenaire avec la coccinelle de la chambre 216 (Sylvie), à savoir : il y a du trafic dans la salle de bain pour toutes les raisons : Pipi fréquents, le lama dans le lavabo puis dans la toilette. Élyse et Annie-Claude on l’air de deux perchaudes passées date pendant que Nancy tente de trouver le sommeil.

vendredi 16 août 2013

Sous l’œil bienveillant de l’Illimani

À la veille de notre premier trek, avant de s’étendre confortablement en position horizontale, notre guide fait la tournée de nos chambres. À partir de maintenant, il prend quotidiennement le niveau de saturation sanguin et notre pouls. Il s’assure que nous allons bien! Merci Jean-Philippe :)

Après un déjeuner copieux à l’hôtel, nous sommes prêts pour attaquer notre première petite randonnée de trois heures. Le départ est fixé à 8h30, tout le monde est à l’heure, c’est un départ; oh pas toute de suite Jonas doit aller au toilette; maintenant c’est une départ : 8h33. L’autobus nous attend à la porte et nous contemplons la ville durant le trajet qui nous mène au canyon de Palca. Déjà nous avons plusieurs points de vue sur notre objectif ultime, l’Illimani. C’est comme si elle nous regardait se préparer à l’affronter.
 
Pour une grande partie du treck, nous marchons dans le lit de la rivière asséchée au bas du canyon. Durant la saison des pluies, le treck est impraticable à moins d’être très bon nageur. Tous suivent le pas d’Ivan, le guide local qui nous accompagne. Ça fait du bien de marcher et nous sentons que chaque grimpeurs se retrouve dans son élément.


D’un paysage grandiose à un autre nous arrivons à l’autobus qui nous attend pour notre premier dîner en nature. Nous dégustons nos premiers saltenas locaux, un vrai délice.

Au retour, nous réalisons qu’à la vitesse où nous avalons nos Advil et Tylenol, on doit impérativement refaire le plein. Il a même des Ibuprofène roses pour Sylvie. Temps libre, souper à 19h00 et plaisir…

jeudi 15 août 2013

La magie des chandails bleus

C’est dans le calme et la plénitude que nous quittons Montréal sous le regard de quelques membres de nos familles et supporteurs (Suzanne, Manon, Luna et Helena). Il y a aussi Christian qui s’est déplacé pour la tradition du benjamin en transmettant la suce à Annie-Claude qui n’a plus le droit de l’enlever de son sac. 


Le premier dîner à l’aéroport est effervescent et Élyse nous a fait rire en se couvrant littéralement de serviettes de table pour être certaine de ne pas tâcher SON kit qu’elle portera au moins pour 5 jours dès le premier repas. Pressé à l’embarquement Patrick T. en oublie ses bottes de glaciers l’autre côté de la porte. Petite angoisse dans l’avion, un gentil samaritain ayant repéré Henri au même gilet bleu lui a remis. Merci à la fondation pour le gilet des grimpeurs! Malgré une attente d’environ 6h30 à Miami, on se planifie un horaire chargé: petite marche, magasinage, crème glacée Häagen-Dazs, souper, remplissage de gourde, pipi, pipi et pipi! Le temps passe vite.

Vient enfin le moment si attendu, l’ouverture de la porte de l’avion à 4 000 m d’altitude. On se regarde, on respire, on ralenti, on se regarde encore, on respire, on boit de l’eau, on spot la toilette, on regarde passer notre gros sac de 50 livres sur le tourniquet, on regarde un autre tour de notre gros sac sur le tourniquet, les gars prennent le gros sac des filles sur le tourniquet …ouf, on respire encore et voilà, on sort.

Chaleureux accueil de notre guide Jean-Philippe et Patrik R. en pleine forme, c’est rassurant. Nous avons droit au traitement royal qu’est la grosse bouteille d’eau de 2 litres, l’autobus et le chauffeur qui s’occupe de nos sacs et de nous amener à bon port. L’hôtel est superbe. Malgré une courte nuit d’environ 2-3 heures par grimpeurs en moyenne, on ne dort pas de la journée. En général tout va bien mais certains ont besoin de plus de repos que d’autre. C’est un petit tour de ville relaxe aux pas de tortue. Au loin, nous l’apercevons pour la première fois en vrai, la majestueuse : l’ILLIMANI! WOW! Bien que nous souhaitons s’en approcher, le simple fait de respecter la consigne de notre guide qui est d’ingurgiter minimum 4 litres d’eau par jour, produit un effet plus pressant qui se fait sentir. On mange très bien à l’hôtel et demain nous ferons même une petite randonnée.

mercredi 14 août 2013

C'est parti!

Ça y est, les grimpeurs sont maintenant en route vers La Paz après une escale à Miami. Il devrait arriver jeudi matin. Ils avaient fière allure à leur départ de Montréal! Un album photo suivra prochainement...



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dimanche 11 août 2013

Le grand départ approche!

Tous les grimpeurs sont très occupés à planifier les dernier préparatifs, à aller chercher l'équipement d'escalade et à faire ses sacs. Encore quelques jours et c'est le grand départ. Nous tentons tous de faire rentrer les 14 pages de matériel remis par les Karavaniers dans la grosse poche de voyage.

Pendant ce temps, Henri et Frédo vérifient le téléphone satellite et la connexion internet avec le portable. Beaucoup de temps perdu pour se rendre compte que la carte SIM ne permettait pas d'aller sur internet. Le tout devrait rentrer dans l'ordre lundi. Nous devrions donc être en mesure d'envoyer des courriels avec des images afin de garder le blogue à jour.