dimanche 21 avril 2013
Mont Giant, Rocky Peak et Hurricane
Jour 1: Mont Giant et Rocky Peak
Patrick T., Élyse, Annie-Claude et Nancy
La journée commence tôt, comme d’habitude. Élyse a enfin réussi à bien dormir avant sa grosse journée de randonnée, l’antipode de Nancy qui est un peu lendemain de (…) et qui en plus a de nouvelles bottes à casser. Annie-Claude, la copilote, n’est pas bien plus réveillée. Non seulement elle nous fait prendre la mauvaise sortie, mais elle raconte au douanier qu’elle fera une randonnée en snow food ! Patrick T., fidèle à lui même est calme et reposé.
Notre objectif : l’ascension du Mont Giant et de Rocky Peak. Un cumulatif d’environ 9h00 de marche pour un bon 18km. Malgré la description du guide Ulyssse qui vante la présence de nombreux points de vu, nous baignons dans de gros nuages gris et épais dès le stationnement. Seule quelques éclaircis nous permettre de prendre d’impressionnants clichés.
Cela n’enlève rien à notre plaisir bien que dès notre départ, on se rend vite compte que la journée sera rude de par ses montées. D’ailleurs, il n’y a pratiquement pas de plat ni de descente pour les premières heures et le dénivelé est de 930 mètres. On s’hydrate le plus qu’on peu, surtout Patrick T. qui reste fidèle à son Camelbag !
L’effort physique nous donne l’impression d’être dans les Caraïbes. On a tous seulement un petit chandail qu’Élyse se retient à ne pas enlever. Ça va être beau cet été à 30 degrés ! Mais sa prend de l’énergie pour avancer. On est de moins en moins avec nos granolas et noix qu’on remplace par le sucre. À seulement 200 mètres du sommet de Giant, on s’arrête pour dîner, faut nourrir la machine ! On décide ensuite de se réserver le sommet pour notre retour. En effet, on se dirige vers Rocky Peak. Pour l’atteindre, on doit redescendre de 1000 mètres pour ensuite en remonter 600, sans compter que nous prenons le chemin inverse pour le retour… On se motive, on est capable !
Quelle descente abrupte… C’est un pied devant l’autre que nous avançons et lorsque ce n’est plus possible, Patrick T. nous sert de marche pied. Quelques murs de glace nous donnent du fils à retorde. D’ailleurs, sans les 6 pieds 3 de l’homme mais surtout de son calme plat, nous n’aurions pas traversé « LE MUR ».
D’ailleurs, Annie-Claude y a perdu pied et s’est retrouvé suspendu à un arbre à 3 pouces du sol bien qu’elle croyait être dans le vide. Quelle frousse ! Patrick nous en a aussi fait tout une en s’arrêtant littéralement au bord d’un gigantesque précipice retenu par un petit sapin frêle. Faut dire que la pente est glacée et malgré nos microspikes, on fait quasiment du ski et même de la glissage assis pour dévaler le sentier.
Élyse est aussi la première courageuse a essayer le fameux urinoir pour fille que nous devons tous pratiquer pour l’ascension de l’Illimani. Les filles, on vient de ce trouver une activité palpitante pour les 4 prochains mois, c’est définitivement vraiment pas évident. La pratique est incontestablement de mise…
Une fois au sommet de Rocky Peak où l’on ne voit absolument rien, Patrick et Nancy se cache dans les bois en attendant l’arrivée d’Annie-Claude et Élyse. C’est définitivement LA FROUSSE de la journée ! On rebrousse chemin vers Giant et il n’y a pas grand monde qui parle, on conserve notre énergie. Le sommet de Giant est magnifique dans notre tête mais on n’y voit que du blanc. À ce point-là, nous avons 6h30 de montée dans le corps. La descente se fait avec prudence, douleur au pied mais surtout avec fierté. Bravo gang !
Jour 2: Mont Hurricane
Élyse et Annie-Claude
Suite à cette rude journée, on se dirige vers Lake Placide. Le Summit Hotel est confortable, les chambres sont belles et enfin, nous avons une vue: sur le lac miroir. Merci papa Maurice pour le macaroni qu’on déguste agrémenté de pop corn et de vin allongées dans le lit, tout en magasinant une montagne pour le lendemain.
Petit déjeuner rempli de cholestérol à l’américaine. 9h30 : On trouve la route aussi facilement que les roues de la Van le trou de boue. Fiou, ce n’est pas trop long pour s’en sortir ! 9h40 : deux petites nouvelles du sommet des tout-petits entament une montée qui tarde à arriver. On passe par un sentier plat, humide fait pour matante fanfan et ses amies ☺ Mais, le ruisseau enneiger est sublime.
Quelques ponceaux de bois plus tard, l’hurricane nous attaque jusqu’au sommet. C’est une montée finale qualifiée de bébé Giant. Rendu au sommet, on a une merveilleuse vue sur Giant et Rocky Peak et toutes les montagnes avoisinantes sur 360 degrés. Le soleil est de la partie et fait fondre le peu de neige qui restait.
14h00 : On plie bagage emportant Ulysse et ses bons conseils à Montréal. La seule chose qui reste dans les Adirondacks sont les lunettes d’Élyse (encore…) tombées on ne sait où.
mercredi 20 mars 2013
Les manteaux bleus aux Wright, Algonquin et Cascade Peaks
Bande-Annonce (cliquez sur l'image):
Cliquez ici pour plus de photos!
Après la distribution des CB, cartes de sentiers et cartes de papa Momo, c’est à 7h00 que nous quittons notre traditionnel point de rassemblement, le stationnement du SAIL. Le jour 1 est bien rempli, nous visons l’ascension du Wright Peak ainsi que le sommet de l’Algoquin, le 2e plus haut sommet des Adirondack après Marcy. Patrick R. prend le relais de Patrick T. pour notre inscription au registre, c’est un départ.
Même s’il y a une obligation pour les randonneurs de porter des raquettes, dix minutes après le début de la marche nous les échangeons pour nos Microspike beaucoup plus confortables et sécuritaires sur la piste glacée. L’homme du groupe donne le rythme d’un pas rapide. Ça nous motive à se donner à fond. Malgré la froide température, on a juste notre première couche sur le dos et tout le groupe est bien en sueur! La trail est étroite et bordée d’arbres alourdis sous le poids de la neige. C’est vraiment beau! On atteint le premier objectif en moins de temps que prévu malgré la rude montée. La vue sur l’Algonquin est majestueuse. Pas question de ne pas le faire! Après une descente digne d’une piste de ski, nous sommes de retour à l’intersection. On mange notre diner et goute nos différentes saveurs de potions magiques énergisantes. La palme est sans contredit le gel du MEC au chocolat à la menthe et les jellybeans de Annie-Claude.
L’ascension vers le sommet de l’Algonquin est soit abrupte, très abrupte ou très très très abrupte!!! La montée finale où l'on doit suivre des cairns est tout simplement magnifique. La vue à 360 degrés en haut valait vraiment la peine. Le temps semble s'arrêter pour nous permettre d'admirer les monts Marcy et Colden.
Le dimanche, c’est le Mont Cascade qui est au programme. Un petit 7.8km en 3h30. À 6h30 le wake up call de l’hôtel nous réveille pour une deuxième fois. On enfile 1-2-3 goretex bleus et juste en sortant, on sent que la journée sera plus fraiche qu’hier. Et là, juste au moment où ont met nos sacs dans l’auto, CRUNCH… oups, les lunettes de Élyse sous la botte de Nancy. Malaise… suivi d’un méga fou rire ! C’est totalement ridicule, elles sont vraiment pétées en mille morceaux. Il n’y a vraiment rien à faire, même pas de la bonne vieille colle.
Le trajet en voiture se fait bien, on le connaît par coeur l’ayant fait au moins huit fois hier ! On remonte Cascade comme trois gouttes rebelles qui remonte le courant (Annie-Claude est tellement poétique !). Il fait beau, l’air est frais. Même en chialant sur nos camelbag encore gelé, on rattrape tous les grimpeurs partis avant nous. On est en feu ! Nancy est contente d’être fidèle à ses gourdes.
Enfin, une chance qu’il restait deux randonneurs devant nous pour nous tendre la main vers le sommet, car nos trop courtes jambes ne nous auraient pas permis la dernière roche glacée. Quelle magnifique vue, au loin, nous voyons l’impressionnant mont Algonquin. Toutefois, le vent met à l’épreuve nos gortex. On s’amuse à tirer sur tous les cordons qui sont très utiles finalement. Nous n’avons pas nos lunettes de ski et la peau de nos joues nous supplie de redescendre dans la foret. Il y a aussi les mains d’Élyse qui font des siennes malgré SA MÉGA paire de mitaines.
C’est littéralement au pas de course qu’on dévale la Cascade. Rendue en bas en 3 heures, on propose à deux gars de le remonter avec nous une seconde fois. Il nous trouve pas mal trop intense... Finalement, on part avec le sourire aux lèvres pour une petite bouffe de char sur le chemin du retour, bien contente d’y être allée malgré notre petit nombre de grimpeurs. Tous étaient avec nous en pensée.
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Après la distribution des CB, cartes de sentiers et cartes de papa Momo, c’est à 7h00 que nous quittons notre traditionnel point de rassemblement, le stationnement du SAIL. Le jour 1 est bien rempli, nous visons l’ascension du Wright Peak ainsi que le sommet de l’Algoquin, le 2e plus haut sommet des Adirondack après Marcy. Patrick R. prend le relais de Patrick T. pour notre inscription au registre, c’est un départ.Même s’il y a une obligation pour les randonneurs de porter des raquettes, dix minutes après le début de la marche nous les échangeons pour nos Microspike beaucoup plus confortables et sécuritaires sur la piste glacée. L’homme du groupe donne le rythme d’un pas rapide. Ça nous motive à se donner à fond. Malgré la froide température, on a juste notre première couche sur le dos et tout le groupe est bien en sueur! La trail est étroite et bordée d’arbres alourdis sous le poids de la neige. C’est vraiment beau! On atteint le premier objectif en moins de temps que prévu malgré la rude montée. La vue sur l’Algonquin est majestueuse. Pas question de ne pas le faire! Après une descente digne d’une piste de ski, nous sommes de retour à l’intersection. On mange notre diner et goute nos différentes saveurs de potions magiques énergisantes. La palme est sans contredit le gel du MEC au chocolat à la menthe et les jellybeans de Annie-Claude.
L’ascension vers le sommet de l’Algonquin est soit abrupte, très abrupte ou très très très abrupte!!! La montée finale où l'on doit suivre des cairns est tout simplement magnifique. La vue à 360 degrés en haut valait vraiment la peine. Le temps semble s'arrêter pour nous permettre d'admirer les monts Marcy et Colden.
Le dimanche, c’est le Mont Cascade qui est au programme. Un petit 7.8km en 3h30. À 6h30 le wake up call de l’hôtel nous réveille pour une deuxième fois. On enfile 1-2-3 goretex bleus et juste en sortant, on sent que la journée sera plus fraiche qu’hier. Et là, juste au moment où ont met nos sacs dans l’auto, CRUNCH… oups, les lunettes de Élyse sous la botte de Nancy. Malaise… suivi d’un méga fou rire ! C’est totalement ridicule, elles sont vraiment pétées en mille morceaux. Il n’y a vraiment rien à faire, même pas de la bonne vieille colle.
Le trajet en voiture se fait bien, on le connaît par coeur l’ayant fait au moins huit fois hier ! On remonte Cascade comme trois gouttes rebelles qui remonte le courant (Annie-Claude est tellement poétique !). Il fait beau, l’air est frais. Même en chialant sur nos camelbag encore gelé, on rattrape tous les grimpeurs partis avant nous. On est en feu ! Nancy est contente d’être fidèle à ses gourdes.
Enfin, une chance qu’il restait deux randonneurs devant nous pour nous tendre la main vers le sommet, car nos trop courtes jambes ne nous auraient pas permis la dernière roche glacée. Quelle magnifique vue, au loin, nous voyons l’impressionnant mont Algonquin. Toutefois, le vent met à l’épreuve nos gortex. On s’amuse à tirer sur tous les cordons qui sont très utiles finalement. Nous n’avons pas nos lunettes de ski et la peau de nos joues nous supplie de redescendre dans la foret. Il y a aussi les mains d’Élyse qui font des siennes malgré SA MÉGA paire de mitaines.
C’est littéralement au pas de course qu’on dévale la Cascade. Rendue en bas en 3 heures, on propose à deux gars de le remonter avec nous une seconde fois. Il nous trouve pas mal trop intense... Finalement, on part avec le sourire aux lèvres pour une petite bouffe de char sur le chemin du retour, bien contente d’y être allée malgré notre petit nombre de grimpeurs. Tous étaient avec nous en pensée.
samedi 2 mars 2013
Mont Washington
Voici quelques moments immortalisés dans cet album photo.
Le 17 janvier 2013, nous sommes réunis au siège social dès 18h30 où se joint Élyse pour la première fois. Elle n’avait pas terminé de passer le cadre de porte que déjà je savais qu’elle serait du groupe. L’effervescence est à son comble, surtout lorsqu’en appel conférence de Rivière-du-Loup on rejoint Claude Duguay, un des guides pour notre formation avec les Karavaniers au Mont Washington. Là on sent vraiment que le projet devient de plus en plus concret.
Le 15 février 2013, on se rejoint tous à l’hôtel. Les sourires sont radieux et la préparation ardue, surtout dans la chambre des filles ! Les conversations tournent autour de : « Tu mets-tu ton T3 ou ton T2, c’est quoi ta troisième couche, montre moi donc tes bas, pars-tu direct avec tes goretex, merde sont où mes sous-gants. » On rencontre nos guides pour la fin de semaine et on se couche pour la plupart beaucoup trop tard pour la journée qui nous attend !
Jour 1 : 5h00, le cadran sonne ; 5h30, on est tous dans le hall d’entrée prêts à partir. On engouffre un déjeuner monstre avant de bien ajuster notre matériel. On vide les grosses poches des Karavaniers : casques, piolets, détecteurs de victime d’avalanche, crampons de glace, casque, corde pas très légère, harnais, pelle, etc. Disons que ça rajoute soudainement un petit peu de poids au sac à dos.
Plusieurs heures de marche sont nécessaires pour se rendre au pied de la voie et en revenir. On pratique les manœuvres de base en haute montagne dont l’encordement, l’assurage, le self-arrest avec le piolet... Le tout au pied de couloirs dans ce qu'il est convenu d'appeler le Huntington Ravine. C’est vraiment trippant et le paysage est saisissant. Je me garde l’expression à couper le souffle pour l’Illimani ! Bref, très belle mais grosse journée, c’est à ce demander pourquoi on a encore de la difficulté à s’endormir…
Jour 2 : 5h00 le cadran sonne de nouveau. Le départ est plus rapide et notre sac mieux balancé. C’est la journée où les guides nous emmènent au fameux Tuckerman Ravine, terrain qui se compare à ce qui nous attend sur l'Illimani. Encore une fois, on apprend énormément : mieux gérer nos couches de vêtement, prévenir pour que notre eau ne gèle pas, ajuster nos bottes de glacier comme il faut, ouvrir nos gourdes avec une méga-mitaine sans la perdre en vents violents, marcher avec nos crampons sans planter par en avant, positionner le DVA pour être confortable et accessible si on devait en changer les batteries, etc. Bref, tous des détails qui ont parfois l’air sans grande importance, mais qui sont capitaux et font toute la différence en montagne.
D’ailleurs, c’est la journée où pratiquement tout ce que les guides font, je le fais. Claude met ses lunettes de glaciers, je sors les miennes, Jean-Nicolas sort sa doudoune, je prends mon duvet. Patrice met son casque, je déclipe le mien de mon sac… ☺
On goûte à des vents de 75 à 80 miles/heures dans une zone d’avalanche à risque considérable. Ça me disait rien des vents de cet ampleur quand la madame du lodge est venu avertir notre groupe des conditions sévères qui règneraient sur la montagne cette journée là. Maintenant j’ai un comparatif : y faisait $% ?&# frette !! Assez pour pas manger d’autre chose que des noix pis du chocolat de toute la journée parce que sinon tu te gèles la main solide. Une chance qu’on avait les délicieux Crunchs à momo (Merci Papa Maurice). Même les chauffes main chimique n’ont pas toujours fait l’effet escompter, particulièrement pour Élyse. La fin de randonnée avant notre retour en arrière était vraiment mémorable, même si les batteries de tous les appareils-photos étaient gelées.
Toutefois les blessures ressortent. Personnellement mon dos me fait terriblement mal malgré mes nombreux traitements hebdomadaires en physio et mon assiduité quasi maladive de mes exercices à faire. Probablement relié aux torsions d’hier à planter solidement mon piolet en amont dans la neige à chaque deux pas. Toutefois, en observant mes acolytes, je remarque que chacun souffre un peu ou même beaucoup en silence. Patrick T. ressent toujours les faiblesses de sont opération au genoux sans jamais le faire paraître, Manon c’est son pied qui veut flancher, François boîte toute la descente en s’arrêtant parfois de douleur en lâchant juste un petit « ça va être correct… » Même Patrice, un des guides, boite. Il s’est récemment cassé la cheville. Comme l’a si bien dit Jean-Nicolas, les gens actifs finissent toujours par avoir une blessure. Le moral est quand même hautement de la partie.
Je m’imagine comme ça avec des grosses journées dans le corps avec en plus les effets pas évidents que je connaîs pourtant de l’altitude, essayer de trouver un moyen de me réchauffer, l’ennuie de mes enfants ; et le pire c’est que j’ai tellement hâte. Hâte de vivre ce sentiment de fierté si puissant après des efforts physiques et psychologiques aussi intenses. J’ai soudainement tellement d’admiration pour les grimpeurs des sommets précédents.
Bref, la journée était exactement comme l’avait décrit Claude : longue et exigeante sur le plan physique avec des conditions hivernales extrêmes. Mais surtout, c’est une fin de semaine mémorable qui a tissé d’avantage notre groupe déjà exceptionnel. Un énorme merci à nos trois guides (Claude Duguay, Jean-Nicolas Grieco et Patrice Boulay). Votre patience et votre passion à nous transmettre vos connaissances font de vous des alpinistes vraiment inspirants. C’est réellement un honneur de vous avoir rencontré.
Nancy,
Grimpeuse de l’Illimani
Le 17 janvier 2013, nous sommes réunis au siège social dès 18h30 où se joint Élyse pour la première fois. Elle n’avait pas terminé de passer le cadre de porte que déjà je savais qu’elle serait du groupe. L’effervescence est à son comble, surtout lorsqu’en appel conférence de Rivière-du-Loup on rejoint Claude Duguay, un des guides pour notre formation avec les Karavaniers au Mont Washington. Là on sent vraiment que le projet devient de plus en plus concret.
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Le 15 février 2013, on se rejoint tous à l’hôtel. Les sourires sont radieux et la préparation ardue, surtout dans la chambre des filles ! Les conversations tournent autour de : « Tu mets-tu ton T3 ou ton T2, c’est quoi ta troisième couche, montre moi donc tes bas, pars-tu direct avec tes goretex, merde sont où mes sous-gants. » On rencontre nos guides pour la fin de semaine et on se couche pour la plupart beaucoup trop tard pour la journée qui nous attend !
Jour 1 : 5h00, le cadran sonne ; 5h30, on est tous dans le hall d’entrée prêts à partir. On engouffre un déjeuner monstre avant de bien ajuster notre matériel. On vide les grosses poches des Karavaniers : casques, piolets, détecteurs de victime d’avalanche, crampons de glace, casque, corde pas très légère, harnais, pelle, etc. Disons que ça rajoute soudainement un petit peu de poids au sac à dos.
Plusieurs heures de marche sont nécessaires pour se rendre au pied de la voie et en revenir. On pratique les manœuvres de base en haute montagne dont l’encordement, l’assurage, le self-arrest avec le piolet... Le tout au pied de couloirs dans ce qu'il est convenu d'appeler le Huntington Ravine. C’est vraiment trippant et le paysage est saisissant. Je me garde l’expression à couper le souffle pour l’Illimani ! Bref, très belle mais grosse journée, c’est à ce demander pourquoi on a encore de la difficulté à s’endormir…
Jour 2 : 5h00 le cadran sonne de nouveau. Le départ est plus rapide et notre sac mieux balancé. C’est la journée où les guides nous emmènent au fameux Tuckerman Ravine, terrain qui se compare à ce qui nous attend sur l'Illimani. Encore une fois, on apprend énormément : mieux gérer nos couches de vêtement, prévenir pour que notre eau ne gèle pas, ajuster nos bottes de glacier comme il faut, ouvrir nos gourdes avec une méga-mitaine sans la perdre en vents violents, marcher avec nos crampons sans planter par en avant, positionner le DVA pour être confortable et accessible si on devait en changer les batteries, etc. Bref, tous des détails qui ont parfois l’air sans grande importance, mais qui sont capitaux et font toute la différence en montagne.
D’ailleurs, c’est la journée où pratiquement tout ce que les guides font, je le fais. Claude met ses lunettes de glaciers, je sors les miennes, Jean-Nicolas sort sa doudoune, je prends mon duvet. Patrice met son casque, je déclipe le mien de mon sac… ☺
On goûte à des vents de 75 à 80 miles/heures dans une zone d’avalanche à risque considérable. Ça me disait rien des vents de cet ampleur quand la madame du lodge est venu avertir notre groupe des conditions sévères qui règneraient sur la montagne cette journée là. Maintenant j’ai un comparatif : y faisait $% ?&# frette !! Assez pour pas manger d’autre chose que des noix pis du chocolat de toute la journée parce que sinon tu te gèles la main solide. Une chance qu’on avait les délicieux Crunchs à momo (Merci Papa Maurice). Même les chauffes main chimique n’ont pas toujours fait l’effet escompter, particulièrement pour Élyse. La fin de randonnée avant notre retour en arrière était vraiment mémorable, même si les batteries de tous les appareils-photos étaient gelées.
Toutefois les blessures ressortent. Personnellement mon dos me fait terriblement mal malgré mes nombreux traitements hebdomadaires en physio et mon assiduité quasi maladive de mes exercices à faire. Probablement relié aux torsions d’hier à planter solidement mon piolet en amont dans la neige à chaque deux pas. Toutefois, en observant mes acolytes, je remarque que chacun souffre un peu ou même beaucoup en silence. Patrick T. ressent toujours les faiblesses de sont opération au genoux sans jamais le faire paraître, Manon c’est son pied qui veut flancher, François boîte toute la descente en s’arrêtant parfois de douleur en lâchant juste un petit « ça va être correct… » Même Patrice, un des guides, boite. Il s’est récemment cassé la cheville. Comme l’a si bien dit Jean-Nicolas, les gens actifs finissent toujours par avoir une blessure. Le moral est quand même hautement de la partie.
Je m’imagine comme ça avec des grosses journées dans le corps avec en plus les effets pas évidents que je connaîs pourtant de l’altitude, essayer de trouver un moyen de me réchauffer, l’ennuie de mes enfants ; et le pire c’est que j’ai tellement hâte. Hâte de vivre ce sentiment de fierté si puissant après des efforts physiques et psychologiques aussi intenses. J’ai soudainement tellement d’admiration pour les grimpeurs des sommets précédents.
Bref, la journée était exactement comme l’avait décrit Claude : longue et exigeante sur le plan physique avec des conditions hivernales extrêmes. Mais surtout, c’est une fin de semaine mémorable qui a tissé d’avantage notre groupe déjà exceptionnel. Un énorme merci à nos trois guides (Claude Duguay, Jean-Nicolas Grieco et Patrice Boulay). Votre patience et votre passion à nous transmettre vos connaissances font de vous des alpinistes vraiment inspirants. C’est réellement un honneur de vous avoir rencontré.
Nancy,
Grimpeuse de l’Illimani
mardi 22 janvier 2013
Mont Noonmark
Le 19 janvier, j’ai embarqué Annie-Claude dans le stationnement du site Mont St-Antoine à 6h00 a.m pour aller rejoindre sur la rive sud, quatre autres grimpeurs de notre groupe. L’objectif étant de traverser les lignes américaines pour se rendre au pied du mont Noonmark, une très belle montagne de 1084 mètres au sommet dénudé. Nous rions ensemble en nous disant qu’il faut être un peu fou pour se lever à 5h00 du matin à la noirceur, un samedi matin, pour aller s’entraîner.
D'ailleurs, voici un petit teaser vidéo. Pour le visionner, cliquer sur l'image ci-dessous.
Après le câlin amical, la première question posée est toujours la même « As-tu ton passeport ? » Donc, à 6h45 nous sommes tous empilés dans ma Van en direction des États. Par la suite, se déroule un agréable deux heures et demi de route à s’informer de comment avance notre levée de fonds, on se questionne sur le matériel à acheter et s’ensuit avec des discussions sur les points de notre dernière rencontre. Le tout, mêlé à des taquineries et des fous rires. Vous devinez bien que personne ne souhaiterait être ailleurs.
Arrivés au pied de la montagne, nous nous habillons en conséquence et nous vérifions le matériel nécessaire. « Assurez-vous d’avoir vos crampons, nous en aurons sûrement besoin ». Nous nous aidons entre grimpeurs à fixer nos raquettes sur nos sacs à dos avec nos mousquetons puis nous examinons la carte. Un beau petit treck de 8 km nous attend. Le départ est fixé à 10h00. Le temps s’étant réchauffé, nous sommes tous d’accord pour dire que cette température est idéale pour un treck. Voilà ! Nous sommes prêts à commencer la montée. Puis, Nancy attire notre attention en disant:« Non! Un instant, on va prendre une photo », Click et voilà c’est fait, maintenant partons !
Au début, le sentier est facile, mais plus nous nous approchons du sommet, plus nous rencontrons des sections abruptes (comme mentionné dans le bouquin). C’est glacé et le vent se lève, mais les prises de vue sur les montagnes avoisinantes sont superbes. Le rythme est bon avec un Patrick R. qui ouvre la marche avec une cadence idéale, vérifiant continuellement si ça va pour les gens derrière. Sylvie lui a déjà donné le surnom de « la Gazelle ».
Les courtes pauses sont régulières, Nancy s’exprimant à chaque tournant « Oh! Comme c’est beau, une minute je vais prendre une photo ! ». Annie-Claude est aux anges : « Ah! Mes bottes ne me font plus mal, c’est tellement agréable le treck quand on ne souffre pas! ». Henri me fascine, chargé comme un porteur Sherpa, il sourit toujours et demeure prudent. Henri a 5 litres d’eau en réserve pour lui et sa belle Sylvie. « Henri, es-tu sérieux? Tu n’as pas 5 litres d’eau ? Oui! Mais c’est ce qui est le plus lourd dans un sac ! Tu penses ? Oui ! »
Arrivés au sommet après avoir vérifié si tout le monde est correct en approvisionnement d’eau, Henri se déleste d’une bouteille. L’entraînement c’est tout ça, on vérifie notre équipement, on prend de l’expérience et en plus, on se met en forme. Au sommet, le vent souffle fort, très fort, ce qui est toute à fait normal. Sylvie se cache derrière son beau Henri pour ne pas être emportée par les rafales. De notre côté, nous gardons l’œil sur Annie-Claude afin qu’elle ne soit pas emportée elle aussi. La température chute de plusieurs degrés ce qui nous amène à nous vêtir davantage. L’importance du multicouche prend tout son sens.
Nos efforts sont récompensés par un panorama à couper le souffle sur la belle région des High Peaks dans les Adirondacks. « Oh! Mais c’est haut! », « Oui gang! Et dites-vous que l’Illimani c’est 6 ? fois plus haut! ». Je montre au groupe les sommets Giant et Marcy, d’éventuels sommets à gravir, pendant que quelqu’un de notre groupe prend des photos. Nous sortons la carte. Une petite discussion s’ensuit sur les deux options qui s’offrent à nous. Soit, nous redescendons par le même sentier ou encore nous découvrons un nouveau sentier, ce qui implique 1.2 miles de plus. Vote à l’unanimité, allons-y pour le sentier le plus long. Tout est ok au niveau du temps et de notre énergie. Et c’est un départ ! C’est très beau et nous sommes fiers de nous, mais il fait froid. Avant la descente, une photo de groupe ! Et cette fois-ci Nancy en fera partie grâce à la présence d’un couple d’Américains arrivé au sommet par le sentier que nous avons choisi de découvrir pour la descente.
Après avoir descendu un peu, nous nous trouvons un endroit à l’abri du vent pour une pause-lunch. Nancy nous démontre sa capacité à avaler un morceau de sandwich en un temps record. Tandis que Sylvie, ayant perdu pied sur une surface glacée, nous impressionne avec une manœuvre de barre asymétrique avec une rotation complète autour d’un arbre, quelque chose de vraiment gracieux. Une mention de 8.9 sur 10, n’ayant pas réussi à tomber sur ses 2 pieds, mais la manœuvre sur la barre (le tronc d’arbre), Wow! La descente se déroule bien et nous avons toujours droit à de beaux paysages. Hé Oui, nous avons encore pris des photos !
De retour à l’auto, tous ont le sourire. Hey ! On est bons ! Pis on a vraiment du plaisir ensemble. Dans l’auto Henri nous communique sa fascination de la qualité des petites routes secondaires à 2 voies des États. Un autre fou rire. Je l’aime cet homme-là! J’ai hâte à la prochaine.
N.B. (1) : Tous les noms sont possiblement fictifs ainsi que les événements rapportés. Toutes similitudes avec des personnes connues sont accidentelles. Car les grimpeurs savent que « ce qui se passe sur la montagne, reste sur la montagne! ».
N.B. (2) : Merci Nancy pour les photos, ce sont de précieux souvenirs.
Patrick T.
Cliquer ici pour les photos de notre magnifique journée!
D'ailleurs, voici un petit teaser vidéo. Pour le visionner, cliquer sur l'image ci-dessous.
Après le câlin amical, la première question posée est toujours la même « As-tu ton passeport ? » Donc, à 6h45 nous sommes tous empilés dans ma Van en direction des États. Par la suite, se déroule un agréable deux heures et demi de route à s’informer de comment avance notre levée de fonds, on se questionne sur le matériel à acheter et s’ensuit avec des discussions sur les points de notre dernière rencontre. Le tout, mêlé à des taquineries et des fous rires. Vous devinez bien que personne ne souhaiterait être ailleurs.
Arrivés au pied de la montagne, nous nous habillons en conséquence et nous vérifions le matériel nécessaire. « Assurez-vous d’avoir vos crampons, nous en aurons sûrement besoin ». Nous nous aidons entre grimpeurs à fixer nos raquettes sur nos sacs à dos avec nos mousquetons puis nous examinons la carte. Un beau petit treck de 8 km nous attend. Le départ est fixé à 10h00. Le temps s’étant réchauffé, nous sommes tous d’accord pour dire que cette température est idéale pour un treck. Voilà ! Nous sommes prêts à commencer la montée. Puis, Nancy attire notre attention en disant:« Non! Un instant, on va prendre une photo », Click et voilà c’est fait, maintenant partons !
Au début, le sentier est facile, mais plus nous nous approchons du sommet, plus nous rencontrons des sections abruptes (comme mentionné dans le bouquin). C’est glacé et le vent se lève, mais les prises de vue sur les montagnes avoisinantes sont superbes. Le rythme est bon avec un Patrick R. qui ouvre la marche avec une cadence idéale, vérifiant continuellement si ça va pour les gens derrière. Sylvie lui a déjà donné le surnom de « la Gazelle ».
Les courtes pauses sont régulières, Nancy s’exprimant à chaque tournant « Oh! Comme c’est beau, une minute je vais prendre une photo ! ». Annie-Claude est aux anges : « Ah! Mes bottes ne me font plus mal, c’est tellement agréable le treck quand on ne souffre pas! ». Henri me fascine, chargé comme un porteur Sherpa, il sourit toujours et demeure prudent. Henri a 5 litres d’eau en réserve pour lui et sa belle Sylvie. « Henri, es-tu sérieux? Tu n’as pas 5 litres d’eau ? Oui! Mais c’est ce qui est le plus lourd dans un sac ! Tu penses ? Oui ! »
Arrivés au sommet après avoir vérifié si tout le monde est correct en approvisionnement d’eau, Henri se déleste d’une bouteille. L’entraînement c’est tout ça, on vérifie notre équipement, on prend de l’expérience et en plus, on se met en forme. Au sommet, le vent souffle fort, très fort, ce qui est toute à fait normal. Sylvie se cache derrière son beau Henri pour ne pas être emportée par les rafales. De notre côté, nous gardons l’œil sur Annie-Claude afin qu’elle ne soit pas emportée elle aussi. La température chute de plusieurs degrés ce qui nous amène à nous vêtir davantage. L’importance du multicouche prend tout son sens.
Nos efforts sont récompensés par un panorama à couper le souffle sur la belle région des High Peaks dans les Adirondacks. « Oh! Mais c’est haut! », « Oui gang! Et dites-vous que l’Illimani c’est 6 ? fois plus haut! ». Je montre au groupe les sommets Giant et Marcy, d’éventuels sommets à gravir, pendant que quelqu’un de notre groupe prend des photos. Nous sortons la carte. Une petite discussion s’ensuit sur les deux options qui s’offrent à nous. Soit, nous redescendons par le même sentier ou encore nous découvrons un nouveau sentier, ce qui implique 1.2 miles de plus. Vote à l’unanimité, allons-y pour le sentier le plus long. Tout est ok au niveau du temps et de notre énergie. Et c’est un départ ! C’est très beau et nous sommes fiers de nous, mais il fait froid. Avant la descente, une photo de groupe ! Et cette fois-ci Nancy en fera partie grâce à la présence d’un couple d’Américains arrivé au sommet par le sentier que nous avons choisi de découvrir pour la descente.
Après avoir descendu un peu, nous nous trouvons un endroit à l’abri du vent pour une pause-lunch. Nancy nous démontre sa capacité à avaler un morceau de sandwich en un temps record. Tandis que Sylvie, ayant perdu pied sur une surface glacée, nous impressionne avec une manœuvre de barre asymétrique avec une rotation complète autour d’un arbre, quelque chose de vraiment gracieux. Une mention de 8.9 sur 10, n’ayant pas réussi à tomber sur ses 2 pieds, mais la manœuvre sur la barre (le tronc d’arbre), Wow! La descente se déroule bien et nous avons toujours droit à de beaux paysages. Hé Oui, nous avons encore pris des photos !
De retour à l’auto, tous ont le sourire. Hey ! On est bons ! Pis on a vraiment du plaisir ensemble. Dans l’auto Henri nous communique sa fascination de la qualité des petites routes secondaires à 2 voies des États. Un autre fou rire. Je l’aime cet homme-là! J’ai hâte à la prochaine.
N.B. (1) : Tous les noms sont possiblement fictifs ainsi que les événements rapportés. Toutes similitudes avec des personnes connues sont accidentelles. Car les grimpeurs savent que « ce qui se passe sur la montagne, reste sur la montagne! ».
N.B. (2) : Merci Nancy pour les photos, ce sont de précieux souvenirs.
Patrick T.
Cliquer ici pour les photos de notre magnifique journée!
dimanche 16 décembre 2012
Camel's Hump
Nous sommes 11 grimpeurs, conjointes ou amies pour cette deuxième ascension d'entraînement du groupe qui se mesurera à l'Illimani dans 8 mois. Il y a des nouveaux visages à cette sortie et ils sont rapidement intégrés au groupe.
Une ascension de 9 km au relief par moment très escarpé mais surtout très glacé. Une belle randonnée de 5h30 où nous réalisons que certaines pièces d'équipement sont nécessaires (crampons pour la glace) ou inadéquates. Grrrrrr....des ampoules au pied!!!
Le sommet est balayé par un fort vent et nous avons la tête dans les nuages, on se prend facilement à rêver que nous sommes au sommet du monde.Après une descente sans histoire malgré encore une fois la forte présence de glace, c'est sous les derniers rayons de soleil que nous nous retrouvons au point de départ, tout sourire, satisfait de notre effort et déjà en train de planifier la prochaine sortie.
Patrick R.
Grimpeur de l'illimani
dimanche 18 novembre 2012
Toute une soirée de quille !
Déjà à l’entrée du salon de quille rétro, la fébrilité se faisait sentir et la bonne humeur était visiblement au rendez-vous.
D’ailleurs, chaque allée de quilleurs aguerrit avait sa propre stratégie. Certains experts connaissaient les rudiments du comptage de point avec rigueur, d’autres ne savaient pas ce qu’était une réserve. Quelques-uns essayaient plutôt d’user de leur talent d’orateur pour persuader leurs coéquipiers qu’il restait trois quilles au lieu de deux.
Pendant ce temps, les aspirants champions s’élançaient avec style et passion pour relever des défis annoncés au cours de la soirée. Sans oublier bien sûr le traditionnel moitié-moitié très populaire. Tous y ont trouvé leur compte (album photo).
Bref, nous sommes très fier puisque cette activité nous a permis d’amasser plus de 3 500 dollars. C’est un rendez-vous incontournable pour votre revanche lors du prochain bowling prévu le 14 juin 2013 dans un style maintenant disco !
D’ailleurs, chaque allée de quilleurs aguerrit avait sa propre stratégie. Certains experts connaissaient les rudiments du comptage de point avec rigueur, d’autres ne savaient pas ce qu’était une réserve. Quelques-uns essayaient plutôt d’user de leur talent d’orateur pour persuader leurs coéquipiers qu’il restait trois quilles au lieu de deux.
Pendant ce temps, les aspirants champions s’élançaient avec style et passion pour relever des défis annoncés au cours de la soirée. Sans oublier bien sûr le traditionnel moitié-moitié très populaire. Tous y ont trouvé leur compte (album photo).Bref, nous sommes très fier puisque cette activité nous a permis d’amasser plus de 3 500 dollars. C’est un rendez-vous incontournable pour votre revanche lors du prochain bowling prévu le 14 juin 2013 dans un style maintenant disco !
lundi 15 octobre 2012
Illimani 2013 c'est parti!
Les premiers pas de
la longue ascension du sommet des tout-petits se sont faits à la Big Slide Mountain, dans la région des Adirondacks, le 18 août dernier.
Sept heures de randonnée, 15.5 km et 1 292 m de santé!
L'énergie était palpable, un samedi en nature à repousser les limites du corps dans le but d'avoir un sentiment d'accomplissement. Rien de moins. Une vue bellissime qui pique la curiosité. On se demande à quoi ressemblera la vue à plus de 6 400 m en Bolivie! La personnalité du groupe commence à se créer et les fous rires sont déjà au rendez-vous. Pas à pas, on traverse les embûches, on se centre sur nos besoins vitaux et on rêve. Tout comme les tout-petits de la DPJ, on tente de surmonter un défi que peu de gens croient pouvoir être capables de réussir
Texte de: Annie-Claude Gagnon
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